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25 août 2010

Colloque National sur le thème :
« Indépendance du Bénin, cinquante ans après :
Bilan et Perspectives »
Cotonou, du 06 au 10 décembre 2010

Date limite : 15 novembre 2010

Sous le parrainage du Gouvernement béninois et dans le cadre des manifestations des 50 ans d’indépendance du Bénin, l’Université d’Abomey-Calavi, en collaboration avec le Comité National des Manifestations Officielles (CONAMO), organise un colloque national.

Contexte et justification

La Colonie du Dahomey, érigée en République du Dahomey en décembre 1958, devenue indépendante le 1er aout 1960, dénommée le 30 novembre 1975, République Populaire du Bénin, puis en mars 1990, République du Bénin, a d’abord été une création de la France. La France, à coup de guerres de conquête et de traités de protectorat escroqués, s’est constituée un territoire qu’elle a dénommé « Colonie du Dahomey et Dépendances », par décret, le 22 juin 1894. Elle a ainsi réuni des entités politiques qui s’opposaient, se sont combattues ou s’ignoraient. Ces populations vont subir ensemble le même joug colonial et vont donc apprendre à se connaître et chercher à s’unir pour s’y opposer.

- L´indépendance est survenue le 1er août 1960. Mais dans quelles conditions ?
- Le Dahomey devenu indépendant avait son destin entre ses mains. Le Général de Gaulle ne disait-il pas, au moment des indépendances, que le Dahomey (qualifié, abusivement(?), « quartier latin de l’Afrique »1) avait les atouts pour réussir ? Qu’en a-t-il été en fait ?
- Au cours de l´année 2010, le Bénin, comme seize autres pays africains, dont quinze francophones, célébrera les 50 ans de son indépendance.
- L’année 2010 constitue ainsi une étape importante dans la marche en avant de notre peuple. Il s’agira alors pour la communauté scientifique ainsi que les acteurs politiques et sociaux de notre pays de marquer un temps d’arrêt pour examiner rétrospectivement ensemble le chemin parcouru depuis 1960 et procéder à un bilan prospectif et lucide d’une trajectoire relativement agitée afin de définir des perspectives pour notre pays et notre continent

Les interrogations sont nombreuses !

- Comment se présente l’état des lieux en 1960 ?
- Nation en voie de construction en 1960, sommes-nous parvenus à la construire ? La nation béninoise est-elle devenue aujourd’hui une réalité ?
- Sommes-nous parvenus à couper le cordon colonial pour choisir notre propre voie de développement ? Quelles sont les voies de développement que nous avons choisies ou tentées ? Quelle est notre place dans l’économie-monde ? Rester toujours à la périphérie et répondre aux sollicitations extérieures ? Quid des filières agricoles ou autres suivies, puis abandonnées sans évaluation !
- Comment nos populations béninoises ont-elles vécu les mutations nées de l’indépendance et de l’évolution du monde ? Avons-nous opéré les adaptations nécessaires, politiques, économiques, juridiques, sociales et culturelles ?
- Que pensent les populations de l’Etat et de son rôle ? Le projet nationaliste des indépendances qui promettait le développement et le bien-être s’est enlisé. Et les populations ont vécu les programmes d’ajustement structurel. Comment ont-elles réagi ? Mouvements paysans, mouvements de jeunesse et les syndicats ont constitué à la fois des espaces de contestation et des secteurs contrôlés.
- Comment avons-nous pris la voie de la modernité politique ? Une évolution ponctuée par les partis uniques, les coups d´Etat militaires, les mouvements populaires, les luttes syndicales, le « renouveau démocratique » et la montée débridée du multipartisme !
- Quelle est notre place dans la sous-région et dans le monde ?
- Comment se présente actuellement l´état de l´école béninoise ?
- Quelle est notre véritable identité ? Nos sociétés sont sorties déstructurées et recomposées du joug colonial ; de nouvelles classes et forces sociales sont nées et ont animé les mouvements de contestation qui ont conduit à l’indépendance. Comment se présente, aujourd’hui, notre identité dans le foisonnement des nouvelles chefferies reconstituées ou nées dans le nouveau contexte politique ?
- Comment les percevons-nous au fil de ces 50 ans ? Chefferies, religions traditionnelles et religions nouvelles se mêlent et s’entremêlent brouillant un peu plus le paysage politique, culturel et cultuel. Quel regard sur la société dite civile ?

Quelles sont les influences subies par notre identité culturelle déjà ébranlée par la double appartenance culturelle (béninoise et francophone) de nombre de Béninois ?

Thématiques et Questions à débattre

Pour une réflexion sur ces différentes thématiques, le colloque, qui sera organisé à l’occasion des 50 ans d’indépendance du Bénin, s’articulera autour des axes ci-après :

  • la problématique de la nation et de l’unité nationale ;
  • la problématique de l’évolution politique et sociale (les crises politiques et institutionnelles, les luttes syndicales, les mouvements de jeunesse, l’éducation et la formation, la santé publique, l’évolution urbaine), l`impact des religions et de la société civile sur les choix politiques, le système judiciaire et son évolution ;
  • les questions de développement économique (les activités agricoles, minières et industrielles, le commerce, les finances et les questions démographiques et environnementales, les politiques de recherche scientifique et technique) ;
  • la dimension culturelle et artistique du développement.

Ces quelques orientations possibles ne constituent pas une liste exhaustive et toutes les contributions susceptibles d’éclairer un pan de l’évolution du Bénin ces 50 dernières années et de tracer des perspectives seront bienvenues.

Les résumés des contributions, qui ne doivent pas dépasser une quinzaine de lignes, sont à envoyer au plus tard le 31 août 2010 accompagnés de la fiche jointe dûment remplie à l’adresse ci-dessous :

Département d’Histoire et d’Archéologie (FLASH)
Université d`Abomey-Calavi
01 BP 526 COTONOU (République du Bénin)
Courriel : orava50naf@hnp.ow

Instructions aux auteurs

- Le résumé est en version française ou anglaise ou éventuellement en langues béninoises suivant le cas.
- Le texte, d’une quinzaine de pages, est attendu dans la période du 1er au 15 novembre 2010 et doit prendre en compte les données ci-après : texte en Word, police 12, interligne 1,5, un titre, références bibliographiques dans le texte, citations en italique et bibliographie selon le système de références de Harvard ou le système français. A la fin : prénoms et nom accompagnés de l’affiliation institutionnelle et de l’adresse de l’auteur.