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La recherche en technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement (TICE) et en formation ouverte et à distance (FOAD) est pluridisciplinaire. Elle fait notamment appel aux sciences de l’éducation, aux sciences de l’information et de la communication, à l’informatique, à la psychologie (en particulier à la psychologie cognitive), à la sociologie, aux sciences politiques, aux sciences économiques (en particulier à l’économie du développement), aux sciences juridiques et à la philosophie. Ce multi-référencement est source de richesse mais aussi de fragmentation. S’il existe des laboratoires de recherche capables en Europe et au Canada de faire vivre ces croisements disciplinaires, le constat est qu’au Sud, la recherche a du mal à se structurer, la multi-disciplinarité devenant, faute de moyens, un handicap.
Des enseignants-chercheurs et des praticiens, de plus en plus nombreux, s’impliquent dans le développement des TICE et dans celui de la FOAD dans les pays francophones du Sud. Cependant ils sont encore trop souvent isolés et en mal de reconnaissance institutionnelle, au sein de leurs universités comme au sein des instances académiques qui sanctionnent les progressions dans la carrière.
L’une des principales raisons de ce déficit de valorisation, outre la fragmentation déjà citée, est l’absence de publications scientifiques dans des revues à comité de lecture. Sans cette reconnaissance par les pairs, le travail des enseignants impliqués dans les TICE et la FOAD ne peut pas être reconnu. La publication est nécessaire à la promotion dans une carrière mais, plus largement, elle permet de faire connaitre des travaux originaux, de souder une communauté scientifique, d’y organiser des débats et de faire avancer des idées. Promotion des individus mais aussi des TICE et de la FOAD sont les objectifs de cet appel à projets d’articles.
Pour favoriser la publication d’expériences, de pratiques, d’évaluations, de réflexions critiques et de travaux de recherche de la part d’enseignants-chercheurs et de praticiens, l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) , à travers son Institut pour l’ingénierie de la connaissance et la formation à distance (IFIC) lance un appel à projets d’articles, en partenariat avec cinq revues scientifiques et un site spécialisé, références dans le domaine de la recherche sur les TICE.
Parmi l’ensemble des revues en éducation, deux catégories peuvent être assez facilement distinguées : une majorité de publications ont des lignes éditoriales ouvertes mais elles peuvent s’intéresser aux utilisations des technologies, d’autres sont consacrées exclusivement aux TICE. Une douzaine de revues s’intéressent de manière explicite aux utilisations de technologies en éducation.
L’Agence universitaire de la Francophonie s’est associée pour cet appel à six partenaires. Il s’agit, par ordre alphabétique, des revues :
Cette revue a été créée à l’initiative du Centre national français de formation à distance (CNED). Son équipe scientifique est celle de Distances et savoirs (D&S), qui a publié 9 volumes comptant chacun 4 numéros entre 2003 et 2011. Elle couvre de manière privilégiée les questions de formation à distance et relève prioritairement des sciences de l’information et de la communication et des sciences de l’éducation. Contrairement à D&S, partiellement payante, DMS est désormais consultable en libre accès via le portail revues.org.
Cette revue belge, associant la Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Éducation de l’Université de Mons et l’Institut Provincial de Formation de la Province de Hainaut (IPF), est passée en 2007 d’une publication papier à une publication électronique. L’intérêt central de la revue est de créer du lien entre les chercheurs et les praticiens en éducation.
Soutenue par l’Agence universitaire de la Francophonie, FranTICE a fait paraître 6 numéros depuis sa création et vise à soutenir la production scientifique, notamment celle des jeunes chercheurs, sur l’usage des TIC dans tous contextes éducatifs, au Nord comme au Sud. Elle prend en considération aussi bien l’analyse des pratiques, des dispositifs pédagogiques, des politiques publiques, que celle des effets de contextes.
La revue scientifique francophone de l’ATIEF est la revue de référence du domaine des EIAH (Environnements Informatisés pour l’Apprentissage Humain). Libres d’accès en ligne, elle a un caractère pluridisciplinaire : bien que la majorité de ses articles se situent dans le champ des EIAH, elle comporte également des contributions issues de sciences humaines et sociales.
Cette revue est publiée depuis 2004 par la conférence des recteurs et principaux des universités du Québec (CREPUQ). Son site précise qu’elle est « consacrée à la diffusion, en accès libre, d’expériences, de pratiques, d’évaluations, de réflexions critiques et de recherches sur l’intégration des TIC en enseignement supérieur ».
http://www.ritpu.org/A ces cinq revues, s’ajoute la possibilité de contribuer au portail Adjectif
Soutenu par le laboratoire EDA de l’Université Paris Descartes (France), ce dernier cherche à mettre en valeur les travaux des jeunes chercheur-e-s francophones s’intéressant aux usages éducatifs des TIC, quelles que soient leurs disciplines de rattachement. Il ne s’agit pas d’une revue scientifique à proprement parler mais d’un support visant à contribuer à la diffusion des résultats de la recherche dans ce domaine et qui fonctionne selon un principe d’accompagnement.
http://www.adjectif.net/D’autres revues sont orientées TICE. Vous les retrouvez, avec des conseils de rédaction pour les auteur-e-s débutant-e-s, dans un fichier proposé en téléchargement.
Une question importante est l’ajustement de la contribution de l’auteur à la revue visée. Cet ajustement est rarement obtenu d’emblée. Les comités de lecture sont confrontés à une proportion assez importante d’articles que l’on pourrait qualifier d’immatures, qui ne sont pas publiables en l’état mais qui pourraient donner lieu à publication une fois certains défauts éliminés. D’un point de vue stratégique, il est particulièrement conseillé d’avoir étudié la ligne éditoriale et le type de production de la revue avant de lui soumettre une contribution.
Vous devez donc impérativement consulter les sites des revues indiquées dans l’appel pour en lire plusieurs articles et en connaitre le positionnement éditorial. Ainsi :
Vous trouverez également ce même type de renseignement sur les sites des autres revues mentionnées dans un fichier à télécharger.
S’agissant d’auteurs débutants, une dimension essentielle est donc l’accompagnement proposé leur permettant de produire un article publiable. L’Agence universitaire de la Francophonie et les revues partenaires de cet appel ne garantissent aucunement la publication du projet d’article qui sera travaillé. Il n’est en effet pas possible de s’affranchir des règles des revues et notamment de la relecture anonyme. Il en va de la crédibilité de la démarche scientifique. Ce qui est proposé est un accompagnement, en groupe et individualisé, en plusieurs étapes, devant aboutir à une rédaction pouvant être soumis à des revues.Les projets d’articles reçus seront soumis à un comité de pilotage scientifique réuni pour suivre cet appel. Il est composé de membres des comités éditoriaux des revues partenaires et de l’AUF, ou d’experts qui y sont associés. Le comité de pilotage scientifique de l’opération sélectionnera les meilleurs projets d’articles. Le nombre exact dépendra de la qualité des propositions mais au maximum 20 projets seront retenus.
Les candidats sélectionnés seront ensuite réunis pour une formation à l’écriture scientifique et à la méthodologie de recherche en TICE et FOAD. Cet atelier de 3 à 5 jours sera organisé dans plusieurs lieux, en fonction de l’origine géographique des postulants. Il s’agira :
Les différents sites seront reliés par visioconférence pour des activités communes.
A la suite de cet atelier de formation, les auteurs se verront désigner un expert sénior, issus des comités éditoriaux des revues et site partenaires, chargés de les accompagner à distance dans la rédaction de leur article. Le processus d’accompagnement sera individualisé mais le travail de relecture et de commentaires de l’expert sera toutefois limité à trois relectures approfondies et aux échanges correspondants, dans un délai de deux mois maximum après la tenue de l’atelier.Il reviendra ensuite à l’auteur de proposer son projet d’article à la revue qu’il aura sélectionné.
L’appel est destiné aux doctorants, enseignants-chercheurs et praticiens des pays francophones, hors Europe de l’ouest et Amérique du nord. L’appel n’impose pas un modèle de présentation pour les projets d’articles. Vous devrez cependant structurer votre réponse en 4 parties qui doivent être réunies dans un seul et même fichier en format .docx, .doc, .odt ou .rtf et en police times new roman 12, interligne simple. Les propositions reçues en format .pdf seront déclarées irrecevables.
1. Le résumé de la proposition
Dans ce fichier de 2 pages maximum vous indiquerez :
Si l’une des informations demandées manque le projet d’article sera déclaré irrecevable.
2. Votre curriculum vitae (2 pages maximum)
Si la longueur du CV excède deux pages, seules les deux premières seront transmises au Comité de pilotage scientifique chargé d’évaluer les propositions. Vous y indiquerez éventuellement un site Internet personnel.
3. Le projet d’article
Les projets originaux, jamais soumis précédemment à une revue, seront privilégiés et évalués en priorité.
Le projet soumis comprendra 3 pages minimum et 6 pages maximum (de 1500 à 2700 mots). Tout projet reçu ne correspondant pas à ce format sera déclaré non admissible.
Aucun plan d’article n’est imposé, nous vous indiquons simplement quelques conseils (développés dans le fichier à télécharger) : le texte doit être écrit dans une langue correcte et adaptée aux questions investiguées ; il doit préciser la question étudiée, la situer par rapport à l’existant (c’est l’état de la question) ; expliciter le cadre théorique utilisé et la méthodologie mise en œuvre ; donner des résultats bien argumentés et proposer des perspectives. Il faut proposer un texte soigneusement relu (afin d’éliminer toute incohérence), préciser le mieux possible la méthodologie et de prendre soin de ne pas généraliser abusivement les conclusions. Tout ce qui atteste de prudence méthodologique est bénéfique. Lorsqu’un texte n’est pas totalement original, il est capital d’indiquer sur quelles sources il s’appuie et ce qu’il reprend de travaux antérieurs.
4. La bibliographie
Sur une page maximum vous indiquerez les principaux ouvrages ou articles de référence sur lesquels vous comptez vous appuyer ou que vous comptez citer dans votre article.
Fichiers à télécharger en .pdf :
Parmi les cinq conditions de réussite pour l’implantation du numérique dans un grand établissement d’enseignement et de recherche, le rapport « L’université numérique : éclairages internationaux » publié en France en 2010 par la Caisse des Dépôts en partenariat avec l’OCDE et la Conférence des Présidents d’Université, cite en premier le fait que « les universités doivent développer une stratégie numérique globale en appui de la stratégie générale de l’institution ». La seconde précise que cette stratégie numérique doit être « portée par la direction de l’établissement et toujours considérée et menée comme un véritable projet de l’ensemble de l’institution ».
Or la plupart des initiatives au niveau des Technologies de l’Information et de la Communication au service de l’Éducation (TICE) ou de la formation à distance dans les établissements universitaires proviennent d’individus, au mieux de départements, mais trop rarement des rectorats et des présidences. Autant ces initiatives personnelles sont louables, autant elles peuvent entraîner des problèmes comme la multiplicité des plates-formes et des modèles pédagogiques, la difficulté de réutilisabilité des modules, le partage d’expérience réduit sinon inexistant avec les autres composantes de l’université, l’absence de suivi-qualité, la complexification de la maintenance technique…. La mise en place d’un cadre formel et d’un référentiel au niveau d’une université ou d’une faculté, sinon d’un plan de développement bien structuré, permet d’éviter certains de ces écueils et favorise le dialogue entre les différents initiateurs de projet travaillant au sein de la même institution.
Afin d’encourager cette approche structurante, l’Institut de la Francophonie pour l’Ingénierie de la Connaissance et la formation à distance (IFIC) nouvellement créé par l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) entend supporter les universités francophones du bassin méditerranéen et de l’Afrique sub-saharienne qui souhaitent s’engager de manière rationnelle dans un projet à grande échelle d’insertion du numérique dans le système d’enseignement, de recherche ou de gouvernance de leur établissement ou d’une composante majeure de leur établissement (faculté, institut,…).
Les plans stratégiques envisagés et proposés par les universités devront répondre à l’un des objectifs suivants :
L’appui de l’AUF consistera en la mise à disposition d’un expert TICE pour accompagner les établissements retenus dans la définition de leur projet stratégique, ou dans sa mise à niveau, ou dans sa refonte, ou encore dans la rédaction du cahier des charges ou du plan d’action. Il pourra également consister en la mobilisation d’experts pour la formation aux TICE des ressources humaines associées à un plan stratégique déjà engagé.
Tout établissement membre de l’AUF du pourtour méditerranéen et de l’Afrique sub-saharienne.
Les plans stratégiques attendus pourront concerner :
L’IFIC privilégiera les demandes faisant l’objet d’un appui collectif et/ou d’un partenariat régional.
L’engagement des universités bénéficiaires dans le financement de l’action prévue (par l’inscription du projet dans le projet d’établissement par exemple, ou par un début d’investissement à la date de dépôt du dossier) est une condition nécessaire à l’appui.
En réponse à cet appel, le responsable d’établissement est invité à transmettre au plus tard le 30 juin 2013 à l’adresse suivante :
IFIC / CNF de TunisLe dossier devra comprendre les éléments suivants :
Une version scannée du dossier sera envoyée à l’adresse courriel suivante : ific@auf.org avec la référence « POLNUM13 » pour prendre date.
Les dossiers sont déposés auprès de l’IFIC qui en examine la recevabilité administrative. Ne sont considérés que les dossiers présentés et argumentés par la plus haute autorité de l’établissement, membre de l’Agence universitaire (AUF).
Les dossiers sont instruits par une commission d’experts réunie et animée par l’IFIC. Les dossiers sont retenus en considération de l’enveloppe budgétaire dédiée par l’IFIC à cet appui. La sélection est ensuite présentée à la Commission Régionale d’Experts (CRE) dont dépend l’université porteuse de projet. Les résultats définitifs sont portés à la connaissance des établissements par courrier sur l’initiative de l’IFIC.
La mise en œuvre du soutien de l’AUF est assurée par l’IFIC et le bureau régional concerné. Une fois l’appui terminé, l’expert désigné doit remettre à l’établissement, à l’IFIC et au bureau régional de l’AUF un rapport final répondant aux attentes exprimées dans le projet soumis par l’établissement.
L’Institut de la Francophonie pour l’Ingénierie de la Connaissance et la formation à distance (IFIC), sixième institut de l’Agence universitaire de la Francophonie, recherche un expert universitaire en technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement (TICE) (ou un collectif comprenant au moins un expert en TICE) pour effectuer une enquête sur la recherche francophone en TICE dans une des zones suivantes :
Afrique sub-saharienne
Chaque réponse ne devra porter que sur une des deux zones et mentionner explicitement la zone visée.
Date de dépôt des candidatures : 15 juin 2013Merci d’envoyer les candidatures à l’adresse suivante : ific@auf.org avec le sujet « enquête recherche IFIC 13 ».
Termes Ref enquetes 13 (PDF – 156 ko)